Et si vous plantiez un cognassier ?

Par Daniel Étalon
mardi 27 avril 2010
par  Daniel ÉTALON

Si, autour de votre pavillon, vous n’avez de la place que pour un seul arbre fruitier, vous choisirez probablement un cerisier, un prunier ou un pommier. Mais si vous disposez d’une surface un peu plus grande, pourquoi ne pas introduire un cognassier parmi les autres espèces ?

Cydonia Oblonga, c’est son nom latin, aurait vu le jour plus de 4000 ans avant notre ère sur les bords de la Mer Caspienne. Après bien des péripéties, il serait apparu en Italie sous le nom de « pomme cotonneuse", ce qui a donné le mot italien « coudougner ». Ce vocable est probablement à l’origine du mot français « coing », quand le fruit fut introduit en Provence, au XV e siècle.

L’arbre, pas très exigent dans ses conditions de croissance, s’adapte aisément à l’environnement qu’il rencontre au Pays de Montbéliard. Il ne réclame pas de taille de mise à fruits particulière. Seulement un petit élagage de temps en temps pour supprimer le bois mort et maintenir son équilibre général.

JPEG - 20.5 ko D’une dureté de caillou, d’une âpreté sans rivale, d’un contact duveteux, le fruit, le « coing » ne se présente pas sous des apparences très favorables. Mais quand on sait l’ « apprivoiser », il révèle des secrets bien agréables.

Simplement posé dans une coupe de fruits, il apportera une touche d’un jaune particulier et diffusera son parfum délicat au travers toute la pièce. D’un point de vue nutritionnel, il est moins riche en glucides (sucres) que la plupart des autres fruits, mais il contient beaucoup de pectine ce qui lui donne un fort pouvoir gélifiant. Il contient également de nombreuses vitamines, des sels minéraux, des oligo-éléments et des tanins. Sa chair, très parfumée, n’est utilisée crue qu’après broyage pour parfumer diverses préparations (jus de pommes, apéritifs, liqueurs …) ou, après fermentation, pour produire une eau de vie particulièrement appréciée des connaisseurs.

Cependant, il est le plus souvent utilisé cuit pour préparer confitures, gelées, pâtes de fruits qui non seulement sont succulentes mais qui possèdent aussi quelques vertus pharmaceutiques pour intestins dérangés.

Les drageons des cognassiers communs peuvent servir à créer de nouveaux arbres qui donneront des fruits semblables à ceux de l’arbre original. Ils peuvent aussi servir de porte-greffes pour créer des poiriers de faible développement, des néfliers ou des cognassiers « améliorés ». Les variétés de coings les plus connues sont : le Monstrueux de Vranja, le Champion, le Coing du Portugal.

En conclusion, le cognassier n’est certes pas le « pommier du Jardin des Hespérides », mais il a bien sa place dans le verger des amateurs.

Daniel ÉTALON
Croqueurs de Pommes Franche-Comté Nord


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